L'Homme et l'Âne

Les fables de Phèdre
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Un Homme immola un verrat au divin Hercule ; c'était un vœu qu'il avait fait pour le recouvrement de sa santé : il fit donner à son Ane le reste de l'orge du porc. Mais l'Ane ne voulut pas y toucher, et dit : "J'ac­cepterais volontiers cette orge , si l'on n'avait pas égorgé celui qui d'abord en a été nourri. "

Effrayé par les réflexions que fait naître cette fable, j'ai toujours évité la possession d'un bien qui aurai pu cacher quelque péril. Mais le lecteur me dira : Ceux qui ont pris des richesses les possèdent.
— Comptons un peu le nombre des voleurs arrêtés et condamnés à mort, nous en trouverons un bien plus grand nombre que d'impunis. La témérité réussit à peu de monde; elle est funeste à bien des gens.

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